Le billet de Bruno 2

Première « vraie » réunion le 17 décembre … avec une trentaine de points à traiter! Parmi celles-ci des points plutôt administratifs (gestion des marchés pour les six ans à venir, …) et lié à des nominations ou remplacements dans les écoles communales (le conseil communal est aussi le Pouvoir Organisateur des écoles à Tourinnes et La Bruyère). Un point intéressant aussi, lié à la réfection du centre du Hamme-Mille, est la désaffection de l’ancien cimetière autour de l’église St Amand à Hamme-Mille. Bonne suggestion aussi de l’opposition d’inclure les enfants de la commune si des objets ou histoires intéressantes seraient trouvés !

(c) Commune de Beauvechain

Le point le plus important était bien sur le budget pour 2019, avec y inclus une adaptation des taxes (centimes additionnels sur l’impôt des personnes physiques). Il n’est jamais gai de devoir voter une augmentation des taxes … mais après étude du dossier je pense que c’est la meilleure chose à faire.

A la base, le budget pour 2019 aurait présenté un trou d’un peu plus de cinq cent mille euros. Ceci lié surtout aux effets du Tax Shift qui prend son ampleur complète à partir du 1/1/2019 : 230 000 de revenues en moins pour notre commune. S’ajoutent à ça des couts qui explosent pour les zones de secours et de la police (+109 000) – nous ne pouvons rien y faire mais je pense que chaque conseiller était d’accord que cela ne peut pas continuer ainsi… chaque commune en Belgique est confronté aux mêmes soucis. D’autres dépenses obligatoires qui montent sont le saut d’index pour les salaires (fin 2018 et 2019) et l’engagement d’un « Data Privacy Officer » (obligation RGPD).

On aurait pu choisir différentes alternatives pour combler à ceci … on pourrait diminuer le personnel ou réduire des services à la population (moins de soutien aux associations, …) ou même de ne plus investir dans les demandes de la population (maisons rurales, sécurité routière, …) mais nous pensons que Beauvechain mérite mieux. C’est pourquoi nous avons choisi de réduire quelques dépenses de fonctionnement (environs -100 000), mais de continuer notre politique d’investissement et aussi d’engager par exemple dans un coordinateur de rue (jeunesse) et d’investir plus dans le Centre Culturel.

Pour nous, augmenter de la plus-value pour les citoyens à travers une politique cohérente est la meilleure façon de faire une bonne gestion. Comme j’avais déjà indiqué, nous gardons la maitrise des frais ou on peut, et sur suggestion du collège, nous inviterons les chefs de zone de police et de secours dans un prochain conseil pour bien expliquer le travail plus que nécessaire et pourquoi ces couts sont si élevés (à suivre donc).

Malgré l’augmentation notre commune peut rester fier de son niveau bas en fiscalité. Nous restons parmi les 18% communes wallonnes le moins taxé, et l’IPP de 7% en centimes additionnelles reste en dessous de la moyenne de 7,8 pour des communes comparables wallonnes et 7,2 des communes limitrophes (Flandre inclus). Vous pouvez compter sur moi que cette fiscalité basse sera bien suivie comme objectif, sans oublier que cela doit aller ensemble avec une réflexion de la plus-value que ça apporte à chaque citoyen.

Un dernier point encore sur le budget et l’investissements prévus. Il y a un million prévu pour Hamme-Mille : environs 700 000 pour la réfection de la salle communale des fêtes à Hamme-Mille et 300 000 pour le centre autour de l’église (largement subsidié par la Région). On prévoit 150 000 pour lutter contre les inondations, tout comme 50 000 pour des améliorations de sécurité routière (mobilité douce inclus). Ce dernier est une première démarche, qui ira en parallèle avec un « cadastre de mobilité » qui sera entamé dans chaque village et avec la population en 2019. On continue donc à investir pour le bien-être des citoyens, en répondant aux demandes de la population.

Photo du conseil CPAS (2013)

Pour terminer toute autre chose : dans la semaine du 17/12 j’assistais aussi à ma dernière réunion de conseiller CPAS, l’Action Sociale qui fait partie d’une politique sociale bien plus large au sein de la commune. Un travail moins visible mais au service de ceux qui on en ont le plus besoin. Je dois ici bien sur remercier le personnel du CPAS, on a vraiment de la chance à Beauvechain d’avoir des gens compétents qui sont au service de la population. Je tiens aussi à remercier mes co-conseillers pour le travail collaboratif au-delà des barrières artificielles majorité-opposition. Félicitations et un supergrand merci à André Gyre, qui arrête après 30 ans au CPAS, dont 21 ans comme président et 6 comme vice-président. Wauw !

Ce billet vous est proposé par Bruno Van de Casteele, conseiller communal à Beauvechain

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Les commémorations autour du 11 novembre à Beauvechain

La fin de la guerre a été commémorée à Beauvechain par deux évènements marquants. Pour ne pas oublier les horreurs d’une guerre et la difficulté d’avoir une paix dans le monde, de nombreux mouvements de jeunesse étaient présents pour rendre hommage à tous ceux qui se sont battus pour notre liberté.

La première était organisée par les classes de 5ièmeet 6ièmeprimaire des écoles communales. Ils ont choisi de planter un arbre de la paix dans le jardin de la cure à La Bruyère.

Le premier était organisé par les classes de 5ièmeet 6ièmeprimaires des écoles communales. Ils ont choisi de planter un arbre de la paix dans le jardin de la cure à La Bruyère. Ils ont rédigé eux-mêmes des textes rappelant la guerre, la paix et le patriotisme, textes lus et présentés ensuite aux représentants des associations patriotiques et anciens combattants et d’une délégation de la Défense. 

Je félicite chaleureusement les élèves et les enseignants pour cette belle initiative, matière pas facile mais qui montre bien qu’on n’oublie pas ce qui s’est passé il y a déjà 100 ans ! 

Le deuxième était plus « classique », c’était la commémoration patriotique du 11 novembre autour d’un monument (pour nous, celui de Hamme-Mille), également en présence d’anciens combattants et de la Défense et entouré par des scouts qui ont fait une haie d’honneur. C’était assez prenant !

Ceci en présence aussi d’anciens combattants et la Défense, et bien entouré par l’unité scout d’Hamme-Mille, qui a fait une haie d’honneur.

Le bourgmestre Marc Deconinck a rappelé les horreurs de la guerre et les efforts incontestables pour obtenir et garantir la paix, non seulement pendant mais aussi après les guerres mondiales. 

Même si nous connaissons une situation stable et exceptionnelle de paix depuis 1945, notre armée a dû régulièrement intervenir ou aider nos alliés ailleurs dans le monde. Merci à eux !

Après la Brabançonne (« Le Roi, la Loi, la Liberté » !) jouée par l’Ensemble Musical de Beauvechain, toutes les personnes présentes ont été invitées au drink de l’amitié à la salle communale des fêtes de Hamme-Mille où une exposition communale de 2014 retraçant l’impact de la Première Guerre Mondiale sur Beauvechain était organisée.

La date de construction de la chaussée – résolu!

Un des articles le plus populaire sur ce blog est mon « Vieux Chemin de Louvain – à la recherche d’un chemin perdu » et la réponse à la question si elle menait vraiment à Leuven. Cet article fut aussi publié dans le bulletin de la Vallée de la Néthen (du Centre Culturel), et ça m’arrive que des gens commencent m’en parler spontanément dans le village.

Un point que j’avais abordé mais pas complètement argumenté, était la date de construction de la chaussée de Louvain. Un article écrit dans les années 1930 avait déclaré, sur base d’une source, que ceci avait été fait dans les années 1720. D’autres articles l’ont ensuite répété.

Sur base d’autres sources et sur base aussi de contexte économique et politique, j’avais toujours tenu que la construction s’est faite dans les années 1750, période de forte croissance pour les villes de Namur et Louvain qui pouvaient donc se permettre de financer un tel projet, tout comme d’autres projets (canal Leuven-Mechelen, …). La construction de voiries dans les années 1720 pouvait alors faire référence à la mise en place de « grandes allées » et « salons » dans la forêt de Meerdael par son propriétaire, le duc d’Arenberg.

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Le pont des sorcières

Merci à M Verhoyen pour l’idée … il m’a parlé de l’endroit dit « le pont des sorcières ». En réalité, elle n’a rien à faire avec des sorcières, et c’est plutôt un tunnel qu’un pont. Mais c’est une bonne excuse pour parler d’histoire et de nature ! Peut-être il y a parmis les lecteurs encore des gens qui se souviennent de ce nom, et savent en dire plus ? Car moi je n’ai pas rencontré des sorcières ici…

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On se trouve ici à Hamme-Mille, pile sur la frontière entre Beauvechain et Bierbeek, près (et en dessous) de la N25 chaussée de Louvain, près du écoduct. On se trouve, si vous venez de Leuven, juste au panneau qui annonce le territoire de Beauvechain.

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Il y a 125 ans, ouverture de la première ligne de tram désservant Hamme-Mille : Louvain-Hamme-Mille-Jodoigne

(Un article écrit par Jean-Luc Lecluse, habitant de Hamme-Mille. Cet article fut publié d’abord dans le Contact de la paroisse St Amand d’Hamme-Mille.)

Le bus 18 des TEC, bien connu de nos concitoyens, dessert aujourd’hui la ligne Leuven-Hamme-Mille-Jodoigne.

Auparavant, cette ligne était désservie par une ligne de tram vicinal passant comme quelques autres lignes  par la station tramways de Hamme-Mille (située à l’endroit de la gare des bus actuelle – cf. photo ci-dessous).

La gare à Hamme-Mille d’antan … vue vers l’est.

La SNCV fut créée en 1885. Elle délégua ses pouvoirs à des sociétés fermières. Dans ce système, les droits et devoirs des deux parties en présence étaient clairement délimités. La SNCV s’engageait à construire et à équiper les lignes. Les sociétés fermières s’occupaient ensuite de les exploiter.

En Brabant, est créée le 4 juin 1887, la Société anonyme pour l’exploitation des chemins de fer vicinaux (CFV) qui constitue, à partir de 1892, un réseau de lignes suburbaines autour de Louvain. Ces lignes sont construites à voie métrique.

Extrait d’une carte du réseau ferroviaire belge de 1904. Cliquez pour la carte complète.

Faisant partie de ces lignes suburbaines du réseau de Louvain, la ligne vicinale de tram Louvain-Hamme-Mille-Jodoigne portait le n° 311 et était donc concédée en exploitation « automotrices et vapeur ». Elle partait de Louvain, empruntait la chaussée à travers la forêt de Meerdael pour arriver à Hamme-Mille. Elle continuait ensuite vers Nodebais, Tourinnes, Beauvechain et La Bruyère. De là, elle regagnait à Mélin la chaussée vers Jodoigne.

Elle présentait la particularité d’avoir plusieurs tronçons communs avec d’autres lignes. Ainsi, la section entre Hamme-Mille et Beauvechain était commune avec la ligne Tervueren-Tirlemont exploitée par la même société. De même, le tronçon entre la gare et la porte de Namur à Louvain était, lui aussi, commun aux lignes Louvain-Jodoigne et Louvain-Tervueren.

 

Notre ligne 311 fut inaugurée le 7 décembre 1892 comme nous l’apprend l’extrait suivant du « Journal de Bruxelles – édition du 10 décembre 1892 – n°345 » :

« A Louvain (de notre correspondant) – Inauguration du tram vicinal de Louvain à Jodoigne. Louvain, 8 décembre

L’ouverture de la ligne vicinale de Louvain à Jodoigne s’est faite hier, sans grande solennité, du reste. Cette ligne, qui a une longueur totale de 30 kilomètres, est certainement appelée à rendre d’immenses services à plusieurs localités des arrondissements de Louvain et de Nivelles qui s’étaient trouvées jusqu’à cette heure dans de piètres conditions au point de vue des communications par voie ferrée.

Désormais, Hamme-Mille, Bauvechain, Melin, etc., auront leur chemin de fer, qui facilitera considérablement les relations de ces villages avec les centres de Louvain, Jodoigne et Nivelles ; l’agriculture surtout bénéficiera dans une large mesure de cette nouvelle ligne vicinale, à laquelle on peut, sans crainte de se tromper, prédire dès aujourd’hui un trafic aussi actif que celui qui alimente la ligne Wavre-Jodoigne. »

Cette ligne, la 2e en Brabant wallon (après celle de Wavre-Jodoigne mise en service progressivement de 1887 à 1889),  fut effectivement exploitée de 1892 à 1953.

Dans une région principalement agricole et dédiée particulièrement au commerce du sucre, le réseau vicinal eut à transporter principalement les betteraves destinées aux sucreries et, une fois le travail de raffinage accompli, de renvoyer les pulpes, destinées à nourrir le bétail, aux fermiers. Le réseau vicinal a joué un rôle prépondérant dans l’économie de la région. On estime le transport de marchandises à 40% du trafic total, dès sa création et ce, jusqu’à la première guerre mondiale.

Par la suite, l’activité vicinale se consacra de plus en plus au transport des voyageurs avant de péricliter en raison de la concurrence de la route.

Extrait d’une carte du réseau ferroviaire belge de 1934. Cliquez pour la carte complète.

En 1920, les lignes urbaines et suburbaines sont intégrées à la société nationale des chemins de fer vicinaux (SNCV). La SNCV va ensuite électrifier en partie des lignes suburbaines entre 1932 et 1953.

Jean-Luc Lecluse

 

Autres sources :

  • Marc Deconinck, Le tram à Beauvechain, Nétradyle (1994)
  • René Demoulin, Le tram à Hamme-Mille, Nétradyle (1994)
  • Trickels Anne-Marie, 125 ans de Transports en commun en Wallonie – sociétés, réseaux, matériel roulant (1996)

N’oubliez pas nos autres articles sur ce blog concernant le tram, avec notamment des vidéos (ici et ici) en survolant le tracé.