Lettre d’information n°13

Veuillez trouver comme de coutume la dernière lettre d’information, relative au Conseil communal de novembre.
Vous y trouverez aussi pêle-mêle des nouvelles sur l’immersion linguistique, les inondations et la saga du non-rond-point de Tourinnes…

Compte-rendu du Conseil communal du 10 novembre 2008

 

Voici la dernière livraison de votre panier d’informations, garni de quelques réflexions et échos de mon action au conseil et en-dehors…

 

Table des matières

  1. Réunion conjointe CPAS-Commune: rapport des synergies
  2. Conseil communal du 10 novembre 2008
  3. L’immersion linguistique: qu’en penser ?
  4. Divers:

A. Inondations: Suivi

B. (Non-)Rond point de Tourinnes-la-Grosse: fin ?

C. Projets immobiliers à Hamme-Mille

    

1. Réunion conjointe CPAS-Commune: rapport des synergies

 

Les principales synergies constatées s’effectuent sur le plan administratif, social, de logement ou de personnel…. Elles ont pour but d’assurer une collaboration maximale en vue de rationnaliser les moyens, coordonner les objectifs sociaux et donc de développer un service le plus efficient possible.

 

Je peux envoyer le rapport sur ces synergies (4 pages) à ceux que ça intéresse.

2. Conseil communal du 10 novembre 2008

  1. Point 2: Plan PICVerts 2007/2008 – Aménagement d’un sentier cyclo-pédestre et équestre entre Nodebais et Hamme-Mille

Il s’agit de réhabiliter le chemin dit de la Justice entre Hamme-Mille et Nodebais. Nous attendons des subsides à hauteur 80% dans le cadre du Plan PICVerts (les Plans d’Intérêts Communaux Verts) de la Région wallonne, pour un budget aux alentours de 130.000 €.

Il faut saluer la collaboration du groupe « Sentiers » du Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN), composé de bénévoles du village (voir lettre d’information de février/avril 2008) qui ont réalisé là un travail extraordinaire, pour l’analyse de l’existant, de la cartographie et du choix des itinéraires.

Le Conseil a approuvé le cahier des charges et d’attribuer le marché par l’adjudication publique.

  1. Points 3 et 4: Police de circulation: Rue Goemans et Rue Valduc

L’objectif est placer une ligne blanche à partir des feux de Hamme-Mille vers Tourinnes, au milieu de la route. En effet, il y a souvent des gens parqués sur le trottoir le long de L.A., ce qui crée une insécurité tant pour les voitures qui s’engagent vers Tourinnes que pour les piétons. Ainsi, il sera interdit de stationner des deux côtés.

On évoque la pertinence d’un passage pour piétons entre l’agence immobilière et le magasin d’optique mais le Bourgmestre remarque que c’est une compétence du MET (Région wallonne) sur laquelle il n’a pas de prise (à par ses demandes réitérées).

En ce qui concerne la rue du Valduc, les clients de la brasserie située à l’orée du bois de Meerdael créent parfois des problèmes de stationnement. Ainsi, des pompiers se sont une fois retrouvées bloqués avec leur camion…Le placement de panneaux d’interdiction de stationner éclaircira ainsi la situation.

  1. Point 6: Modification du règlement-redevance sur les informations notariales et les demandes de permis

Il est prévu qu’une redevance, proportionnelle aux coûts engendrés par le dossier, est payée au moment où le permis est délivré, ce qui permettait aux gens, en cas de refus de permis, de ne pas venir le chercher et donc de ne pas payer la redevance…

Mais cette disposition  comportait une faille juridique dont quelqu’un a tiré parti pour contourner une décision négative de la commune.

Aussi, pour éviter ce cas de figure à l’avenir, le  Conseil a du changer le système et désormais la redevance devra être payée au moment de l’introduction de la demande de permis.

 

d.    Points 9 et 10 : Collecte des déchets ménagers

Finalement, on revient au système antérieur, la Région wallonne permettant aux commune qui le souhaitent de maintenir le système initial.

On détricote donc notre dernière délibération, et voici la nouvelle taxe: 1 pers: 35 €, 2 pers: 50 €, 3 pers et +: 60 €. Le coût pour une personne isolée est malheureusement assez élevé, mais la vérité économique c’est que le coût fixe du service est très cher…

3. Limmersion linguistique, quen penser ?

Ce jeudi 11 décembre 2008, j’ai organisé avec la section locale du cdH de Beauvechain et le Centre permanent pour la Citoyenneté et la Participation (CPCP), une réflexion sur l’enseignement en immersion linguistique. Cette manifestation ciblait spécifiquement les Pouvoirs organisateurs (PO), les directions d’établissement, les enseignants, et les associations de parents de tout le Brabant wallon.  Au final peu de monde dans la salle (ce que je trouve étonnant vu que cette question est pendante à beaucoup d’endroits) mais un débat de qualité, extrêmement instructif.

Trois orateurs étaient présents :

Mme Chopey, chargée de mission pour l’immersion au Secrétariat général de l’Enseignement catholique (SEGEC) et à la Communauté française : elle a expliqué de manière fort nuancée ce qu’était et ce que n’était pas l’immersion et ce qu’on entendait par là (à savoir l’enseignement de matières par l’intégration d’une langue étrangère), les tendances de ce mouvement au niveau européen, les chiffres en Communauté française (195 établissements tous réseaux confondus, 126 dans le fondamental et 69 dans le secondaire), et les grandes lignes des Décrets qui encadrent cette démarche…

Mr Yves Somville, Echevin cdH à Court-Saint-Etienne (cette commune a une implantation qui pratique l’anglais à 50/50, et une autre le néerlandais à 75/25) : il nous a exposé les raisons qui ont poussé la commune (qui est un PO) à se lancer dans l’aventure, les processus de mise en place du projet, les défis logistiques et financiers à relever, les impacts politiques, la gestion de « l’après »…

Et Mr Baudouin Branders, Directeur de l’école libre Jean-Paul II de Perwez (néerlandais 50/50 dès la troisième maternelle) : il a axé son intervention sur ce qu’il appelle les « effets collatéraux » de l’enseignement en immersion par le choix d’enseignants uniquement « native speakers », qui sont pour lui positifs (multicuturalité et émulation du corps professoral si le défi de l’intégration est bien relevé, développement des facultés de recherches et comparaison chez l’élève, surprise positive par rapport à certaines idées reçues sur l’immersion par rapport à la maîtrise de la langue maternelle ou encore le niveau des résultats obtenus sont tout à fait dans la norme et par ailleurs objectivement quantifiables grâce aux mécanismes généraux d’évaluation externes de la Communauté française,…).

Brigitte Wiaux, Députées-échevine, a clôturé la soirée, en présence de l’Echevine de l’Instruction publique Carole Ghiot, de l’Echevin des finances Raymond Evrard, de la Conseillère communale Natascha Rahir et de Sylvie Roberti, Directrice du CPCP.

Quen retenir ? L’immersion est un beau projet. Il répondrait certainement aux attentes de parents de notre commune, notamment ceux qui mettent dans des écoles flamandes leurs enfants alors souvent obligés à se débrouiller sur le tas, alors que l’immersion arrive aux mêmes résultats mais dans un cadre pédagogique spécialement conçu, tout en permettant aux enfants de garder leurs racines et leurs ami(e)s dans leur village. Par ailleurs, l’immersion, d’après les études qui ont été menées mais aussi le vécu exprimé par les orateurs, semble développer de nombreux avantages sur le développement de l’élève et son ouverture au monde, mais aussi sur le développement personnel et la motivation du corps enseignant. Cependant, l’immersion n’est pas la panacée. Il y a de nombreux défis à rencontrer : la recherche d’enseignants dans les conditions pour enseigner en immersion, leur intégration dans l’équipe en place, les répercussions possibles en terme d’emploi (dans un premier temps) sur cette équipe, le développement de la concurrence entre établissements (certains PO ayant plus de moyens que d’autres), le manque actuel de recueils pédagogiques adaptés, les défis financiers et immobiliers en cas de succès trop important, le risque de surpopulation des classes,….

Je pense que, tout comme moi, la majorité des participants à la conférence sont sortis convaincus de l’intérêt pédagogique à mettre en place l’immersion, mais conscients que cet objectif n’est pas toujours réalisable et que sa mise en œuvre recèle de nombreux problèmes pratiques.

Je suis en tout cas personnellement heureux d’avoir pu mener cette réflexion et d’avoir pu informer certains curieux, dont moi, car l’engagement politique nécessite de chercher toujours à confronter les idées pour se forger sa propre opinion et se doter d’une compréhension sans laquelle aucun choix raisonné n’est possible.

4. Divers :

A. Inondations : Suivi

Suite aux inondations de juin 2008, j’ai rencontré dernièrement Etienne Persoons, doyen émérite de la Faculté d’Agronomie de L’UCL, qui est à la base d’études qui ont mené notamment aux réalisation de bassins d’orage dans l’entité.

Dans le même esprit que la conférence sur l’immersion linguistique, je trouverais très utile de l’écouter sur le pourquoi et le comment de la gestion et la prévention des inondations par le passé. Nous pourrons peut-être en tirer des enseignements utiles et formuler des propositions.

Si certains d’entre vous sont intéressés par ce groupe de réflexion, n’hésitez pas à vous manifester !

 

            B.  Circulation sur le «non-rond-point » de Tourinnes-la-Grosse: fin ?

Le marquage au sol et le placement des panneaux ont été retirés… Comme ce n’est effectivement pas un rond-point, c’est la priorité de droite qui s’applique.

Personnellement je regrette cela car je trouvais que c’était beaucoup plus sécurisant avec une circulation prioritaire sur le rond-point, les panneaux et le marquage au sol. Or, juridiquement, la priorité de droite est la règle, et il n’a pas été prévu d’y déroger pour ce non-rond-point. J’ai fait part au Collège de mon opinion et j’espère que des pistes réalistes sont envisageables pour changer la situation actuelle qui, des nombreux échos que j’ai eu, ne semble satisfaire personne.
C. Projets immobiliers à Hamme-Mille

Les enquêtes publiques se succèdent… Après le projet immobilier du Chabut, c’est celui de la Chaussée de Louvain, soumis à études d’incidences, qui a été présenté. Beaucoup de questions se posent par rapport à la mobilité (particulièrement pour les usagers dits fragiles), aux fameux travaux de transformation du carrefour d’Hamme-Mille en deux ronds-points et route de déviation, à la pollution des sols….  J’y reviendrai plus longuement dans une prochaine lettre d’informations.

J’espère que cette lettre d’information vous aura intéressé, et si je ne m’invite plus dans votre boîte mail d’ici là, je vous souhaite de passer de très joyeuses fêtes de fin d’année !

Benjamin GOES

Conseiller  communal

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